Dulcinée & la compagnie

BIOGRAPHIE DE L'ARTISTE
 

Dulcinée ballerine enfant

Dulcinée commence à danser à l’âge de 4 ans avec “Miss Ronnie” qui lui apprend la technique Martha Graham. À 13 ans, elle étudie chez Paul Sanasardo, qui n’aime pas son habitude de regarder par la fenêtre en faisant la barre, et lui donne un ultimatum : « Tu dois choisir entre la fenêtre et le studio; si tu veux danser dans ma compagnie, ton regard restera dans le studio pour les prochains dix ans ! ». Puisqu’elle adorait regarder les gens marcher dans la rue, elle choisit la fenêtre, et cesse de danser pendant plusieurs années.
 
 
À 17 ans, elle fait son premier voyage en Europe et découvre un petit « théâtre de pantomime » aux jardins Tivoli à Copenhague. La scène est vide. Elle se met à imaginer le ‘mime’ – qu’elle ne connaissait pas du tout – et décide que c’est ce qu’elle veut faire.

Dulcinée mime

  

Parents de Dulcinée

Ses parents insistent pour qu’elle aille à l’université. Elle choisit le Friends World College, une école Quaker* où on peut créer son propre curriculum, du moment que ses études aient comme but d’améliorer le monde. Elle adopte cette philosophie – afin de plaire à ses parents…mais elle y croit toujours.
(*) La Société religieuse des Ami(e)s (Quaker) nait en Angleterre il y a 350 ans. Elle soutient « qu’une part de Dieu » est présente dans chacun, et incite à aimer autrui par le respect des droits humains, d’une justice mondiale, de l’équité économique et de la Paix.
 
Elle passe un an à Londres chez Oval House (théâtre/foyer des jeunes) où elle côtoie des voyous qui deviendront par la suite des acteurs connus, comme John Ratzenberger (Cheers) et Pierce Brosnan (Bond). Dulcinée suit des cours de « mime corporel dramatique » avec Iris Walton, une élève d’Étienne Decroux, qui l’encourage à travailler directement avec le maître mime (qui a déjà 84 ans).

pierce brosnan

  

decroux et jacques tati

En 1975, elle se rend à Paris pour travailler avec Étienne Decroux.  Elle y reprend aussi la danse classique. Elle mime et chante dans la rue pour vivre, et elle fait des ‘flip books’ (dans des carnets volés chez Monoprix). Ayant besoin d’une évaluation de la part d’un expert dans son champ d’étude pour avoir son diplôme universitaire, elle passe une audition - catastrophique - devant Jaques Tati. Elle reçoit son diplôme tout de même. 
 
Lorsque les assistants de Decroux - Jean Asselin et Denise Boulanger - retournent à Montréal pour partir une compagnie, ils invitent Dulcinée à se joindre à la troupe, Omnibus. Elle s’y installe en 1978.
 
Dulcinée découvre un cerceau qui traine à l’entrepôt de Paul Buissonneau (où Omnibus travaillait) qui était exactement de sa taille en diamètre. Elle commence à travailler avec cet objet qui deviendra son talisman. Elle quitte Omnibus en 1982, et Paul lui donne le cerceau, qu’elle trimballe jusqu’en 1993.
 
Elle fonde sa propre compagnie à Montréal en 1985 : Cercle Vertueux Danse théâtre, qui deviendra en 1997 Dulcinée Langfelder & Cie... Et vous connaissez la suite.

Cercle VicieuxSmall

 
MISSION DE LA COMPAGNIE
 
Créé en 1985, Dulcinée Langfelder & Cie est un organisme à but non lucratif, qui s’est donné pour mission de rendre la vie plus vivable par la création de spectacles qui amusent, tout en provoquant un tourbillon pour dépoussiérer la pensée. Sur un fond tragi-comique, ses œuvres fusionnent le théâtre, la danse, le chant, le mime et la projection vidéo, de manière audacieuse et sensible.
 
Originale et contemporaine, virtuose déconcertante de l’ironie et de la satire, Dulcinée propulse son public dans un univers ludique, le conviant à mieux vivre sa vulnérabilité et à se réconcilier avec le côté absurde de la vie. À son actif, on peut également compter une vingtaine de chorégraphies pour le théâtre, la comédie musicale et la télévision. Les créations de Dulcinée Langfelder & Cie sont diffusées dans 7 langues sur les 5 continents.
 
DÉMARCHE ARTISTIQUE
 
« On me demande souvent de définir mon travail en termes d’une discipline - sauf le public, puisque pendant le spectacle cela devient évident. L’imagination humaine ne catégorise pas, et la preuve en est dans nos rêves. Nous n’avons pas de rêves "parlants", de rêves "musicaux" ou de rêves de "mouvements". Nos rêves ne sont pas "traditionnels" ou "expérimentaux". Quand on rêve, on mélange des choses. L’imagination agit à un niveau beaucoup plus profond que le langage ou la culture, elle provoque et fait appel à tous nos sens. Elle suggère et provoque l’éveil de notre mémoire. C’est ce processus que j’essaie de refléter sur scène. »
sig web 
      
DISTINCTIONS
 
Certificat de reconnaissance, Conseil des aînés du Québec, 2010
Certificat de reconnaissance, Conseil des aînés du Québec, 2010 à Dulcinée Langfelder pour son apport à l’amélioration du bien-être des aînés, de leur condition et de leur place dans la société, grâce au travail qu’elle fait depuis 10 ans avec Victoria.
Herald Angel, Édimbourg, 2007 (Victoria)
Prix des critiques du journal The Herald afin de reconnaître l’excellence au festival Fringe d’Édimbourg (plus de 2000 spectacles différents sont présentés durant le festival).
Prix « Luvvie », Édimbourg, 2007 : Prix des critiques du journal Scotland on Sunday (Victoria)
À Dulcinée Langfelder pour la meilleure performance en théâtre physique au festival Fringe d’Édimbourg, dans la pièce Victoria.
Prix « Arti-Shock », Rijnmond, Hollande, 2006 (Victoria)
Prix du public pour le spectacle le plus impressionnant de la saison 2006-2007.
Prix « Coup de cœur du public » (Victoria) L’Assomption, Québec, 2005
festival de théâtre de L’Assomption, Québec, 2005
Montreal English Critics Circle Award (MECCA) Montréal, 2000
À Ana Cappelluto pour sa scénographie dans Victoria (prix du Cercle des critiques montréalais anglophones).
Prix de la « Personnalité de l’année en danse », Montréal, 1990
Prix de la « Personnalité de l’année en danse » à Dulcinée Langfelder par le quotidien La Presse.
Tasse en argent, New York, 1955
À Dulcinée Langfelder pour être le 5000e bébé né à l’hôpital de Staten Island